Salut l’Artiste

Nous avons le privilège d’accueillir dans notre village (levillage.org 3D) un artiste, véritable champion de l’art pictural et nous sommes nombreux à solliciter lartist pour décorer nos habitations villageoises.

Portrait…..

Victoire: Alain, j’ai fait la connaissance de ton art en visitant ta maison virtuelle. Je suis restée ébahie par la qualité de ton œuvre et j’ai voulue te connaître davantage.

Quels sont les sentiments qui t’inspirent devant une œuvre à créer?

Alain: En fait, je ne sais pas si ce sont des sentiments. J’expliquerais plutôt mon attitude comme un appel subit et incontrôlé devant quelque chose, quelqu’un, ou autre. Ce peut être un paysage, un enfant, (Je suis toujours attiré par la beauté de ce que représente un enfant), une attitude ou un passage de livre (Je lis énormément), qui déclenche chez moi une grande bouffée d’amour. Et quand je m’installe devant le chevalet, j’essaye de retrouver cet état de conscience.

VIC: As-tu une technique particulière qui rend la lumière et l’ombre tellement accessible à l’émotion pure?

Alain: Oui et non, il faut garder présent à l’esprit quelques règles élémentaires: «Le fond qui entoure un corps doit être obscur autour de la partie éclairée et être clair autour de la partie dans l’ombre» disait Léonard de Vinci, quant au relief les couleurs claires rapprochent, et les sombres éloignent. Mais il ne faut surtout pas essayer de reproduire le “modèle” mais de faire passer ce que l’on a ressenti à ce moment là.

VIC: Ton talent a été reconnu par la Haute Académie Littéraire et Artistique de France en 1989 qui te décerne une médaille de Bronze, puis tu vas de succès en expositions et tu reçois en 1990 la médaille d’argent pour “Terrasse de café” et celle de Bronze du Grand Prix de Belgique. Deux médailles viennent en 1991 et 1993 consacrer deux de tes tableaux, “Ambleteuse” et “Aurore”. Comment ressens-tu cette reconnaissance de tes capacités artistiques?

Alain: Euh… Il n’y a pas une autre question? Non, je plaisante. Une “reconnaissance” est donnée par des hommes et des femmes qui ont en général une connaissance de ce qu’ils doivent juger et apprécier. Je les en ai toujours remerciés, mais j’ai souvent pensé ensuite aux artistes qui ont été vilipendés. Je pense aux artistes comme Monet, Van-Gogh,  Buffet, pour ne citer que les plus grands. Depuis, j’ai changé totalement d’orientation, mais ça, c’est une autre histoire. : -)

VIC: Le ciel si particulier et changeant du Nord de la France t’inspire et marque ton œuvre. Es-tu natif de la région?

Alain: Tout à fait, et d’ailleurs, je me plais à dire que je suis “Flamand”. Né à Lille (capitale des Flandres, comme tout le monde le sait) un vendredi 3 mai 1946, d’un papa natif de St André, et d’une maman Lilloise. J’aime beaucoup ce “plat pays” comme disait Monsieur Brel, ou le ciel prend son importance avec ses nuage sculptés, ou avec les couleurs du soleil levant et couchant qui mettent le feu. De chez moi, j’admire le lever du soleil sur les champs.

VIC: Quel messages espères-tu transcender dans tes œuvres?

Alain: Ca, c’est une bonne question, et je suis content que tu me l’aies posée (Rires). En fait, je suis persuadé que les Êtres humains ne sont pas foncièrement  méchants. Ils ont tous leurs défauts et leurs qualités et je pense que, si on cherche un peu à les comprendre, à se poser les bonnes questions, on s’aperçoit qu’ils peuvent nous apporter quelque chose. Dans mes toiles, c’est ce coté là que j’espère faire passer. Aller au delà de la simple représentation graphique. Dans les “Aquatic” il n’y a pas de notion d’espace bien défini. On peut imaginer l’espace intermélé avec l’eau sous un éclairage multicolore ou de feu, et une question m’est souvent posée, pourquoi, n’y a t-il pas de limite entre ciel et terre, et entre terre et eau. Tout simplement parce que tout est relatif, et qu’il faut chercher plus loin le véritable coté des choses, la véritable nature humaine, qu’il faut croire dans la vie avec ce qu’on peut recevoir et donner parce que c’est en définitif la seule chose qui compte.

VIC: Ta représentation de la Création du monde est bouleversante de beauté. Ton tableau “le sixième jour” parachève le premier tableau. Au commencement, il y a la Lumière puis le magma se précise. Au troisième jour la Lumière trouve son reflet. Au quatrième jour les planètes incandescentes ont pris forme. Au cinquième jour dans un halo de soleil un oiseau sombre semble affirmer son existence autonome, prémisse de la naissance des êtres humains symbolisée par le couple du sixième jour. Ton ressenti est-il inné ou acquis.

Alain: Tout dépend de ce tu veux entendre. En y réfléchissant, c’est le résultat d’une lente  évolution. D’une accumulation de “coïncidence” et réponses à des questions posées et dont ces mêmes réponses amènent à d’autres questions. La loi de la cause à effet. Mais je cherche encore mon chemin. À 54 ans la seule chose dont je suis sur, c’est mon incertitude d’être dans le vrai. Mais quand j’installe une toile sur le chevalet, je sais comment techniquement je la commence, mais je ne sais jamais comment elle sera à la fin. Je ne suis plus devant la toile, mais DANS la toile. Je ne suis plus sur terre, mais quelque part ailleurs.

VIC: Quelle école d’art as-tu fréquenté?

Alain: La plus belle et le plus grande qui existe au monde, l’école de la nature, l’observation. Et pour le reste quelques livres de poche. Mais je dois avouer que j’ai une formation de dessinateur industriel et de bâtiment. Donc je n’ai jamais eu de problème de perspective.

Victoire

« L’Écho du Village 2000″

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.